Article publié le 2019-12-05 par Souleymane KANAZOE Sport
Football - Fortunes diverses pour les entraineurs après la CAN 2019
Au terme d’une CAN 2019 décevante avec la sélection camerounaise, Clarence Seedorf a été viré du poste d'entraineur. © OZAN KOSE / AFP

Au terme de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN 2019) qui s’est déroulée en Égypte, beaucoup de sélectionneurs (Coach) ont quitté leur poste. Si certains ont, d’un commun accord avec leur employeur, quitté leur poste d’entraineur, d’autres ont eu moins de marche de manœuvre, ils ont été simplement limogés.

Depuis la fin de la CAN 2019 en Égypte, 13 sélectionneurs sur les 24 des équipes qui ont participé à la compétition ont quitté leurs fonctions. En effet, la moitié ou presque des entraîneurs qui officiaient durant la CAN égyptienne ne sont plus en place, moins d’un mois après le sacre des fennecs d’Algérie. Il s’agit entre autres, d’Alain Giresse (Tunisie), Hervé Renard (Maroc), Javier Aguirre (Égypte), Paul Put (Guinée), Stuart Baxter (Afrique du Sud), Sébastien Migné (Kenya), Ricardo Manetti (Namibie), Sunday Chidzambwa (Zimbabwe), Sébastien Desabre (Ouganda), Florent Ibenge (RD Congo), Emmanuel Amunike (Tanzanie), Clarence Seedorf (Cameroun) et SrdjanVasiljevic (Angola). Comment ces entraineurs ont-ils quitté leur poste, Le nouvel Afrique fait le tour de la question. Pour beaucoup d’observateur du football, le départ le plus spectaculaire reste évidemment celui de Javier Aguirre. Le Mexicain a été éjecté, quelques heures après la piteuse élimination de l’Égypte, en 1/8 de finale de leur CAN 2019. Le Belge, Paul Put, a été viré sans ménagement par la Guinée suite aux mauvais résultats du « Sily National » en Égypte. Même sort pour le Néerlandais Clarence Seedorf, qui a également été prié d’aller voir ailleurs après une série de choix tactiques incompréhensibles, avec la sélection camerounaise après l’élimination des Lions indomptables face au Nigeria, en huitièmes de finale (2-3). Selon les informations de Jeune Afrique, la décision de se séparer du sélectionneur néerlandais, dont le projet de jeu n’avait jamais été d’une grande clarté, a été encouragée par le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Malgré une demi-finale, le français Alain Giresse se savait sur la sellette. Lors du premier tour de la CAN, le sélectionneur avait été vivement critiqué à cause de prestations jugées poussives (trois nuls, néanmoins suffisants pour se qualifier pour le second tour). Son sort a été scellé le 21 août dernier par la Fédération tunisienne de football. Pour J.A, l’élimination face au Sénégal (0-1), certains choix du technicien, notamment au poste de gardien de but, et les critiques émises sur le jeu proposé ont pesé plus lourd dans la balance que la quatrième place obtenue en Égypte.

 

Points de chute trouvés pour certains

Si certains entraineurs ont été limogés, d’autres ont, d’un commun accord quitté leur poste d’entraineur. Ainsi, RFI rapporte que le Zimbabwéen Sunday Chidzambga et plusieurs Français font partie de la deuxième catégorie, malgré des situations contrastées. Sébastien Desabre (Ouganda), Hervé Renard (Maroc) et Sébastien Migné (Kenya) ont ainsi mis fin à leur collaboration d’un commun accord avec leurs employeurs respectifs. Le premier a brillé durant la CAN 2019 à la tête des Ougandais et a donc immédiatement trouvé un nouveau banc de touche, celui du club égyptien, Pyramids FC. « Le deuxième a achevé son mandat de 3 ans et demi chez les Marocains sur une élimination précoce à la CAN 2019, mais il a été embauché par l’Arabie saoudite. Quant au troisième, il estime avoir déjà atteint l’objectif principal qui lui était assigné en qualifiant les Kényans pour cette phase finale », affirme David Kalfa de la rédaction foot de RFI. Le sélectionneur sud-africain, Stuart Baxter, a également quitté son poste. Le Britannique a pourtant battu le pays-hôte. Puis il a vu ses « Bafana Bafana » être éliminés de façon tout à fait honorable par le Nigeria, en quarts de finale du tournoi.

Toujours selon RFI, trois entraîneurs locaux ont par ailleurs vécu une sortie plus mitigée. Le Nigérian Emmanuel Amunike a quitté la Tanzanie après avoir pourtant mené les « Taifa Stars » jusqu’en Coupe d’Afrique des nations. Le contrat du Namibien Ricardo Manetti n’a pas été renouvelé, alors que lui aussi avait ramené en phase finale l’équipe dont il avait la charge. Enfin, le Congolais Florent Ibenge, en dépit d’une CAN 2019 décevante, a eu le loisir de choisir, ne serait-ce que pour ses bons services rendus depuis 2014.