Article publié le 2011-07-23 par Maghreb
Les news du Net [06/2011]

REGROUPEMENT FAMILIAL : CE QUI VA CHANGER

Jeudi, vers 23 heures et après un débat animé, la Chambre a finalement adopté la loi renforçant les règles en matière de regroupement familial par 79 oui (N-VA, CD&V, MR, Open Vld, sp.a) contre 23 non (Ecolo/Groen et Vlaams Belang) et 30 abstentions (PS, cdh, Olivier Maingain MR et Karin Temmerman sp.a). Concrètement, que va changer cette loi ?

Le texte fixe pour les Belges les mêmes conditions que pour les noneuropéens. Le regroupement est limité aux conjoints ou cohabitant et aux enfants mineurs et exclu les ascendants. Les Belges ne pourront donc plus faire venir leurs parents en Belgique, alors que les ressortissants européens vivant en Belgique pourront le faire. Le regroupé et le regroupant devront avoir 21 ans au lieu de 18 ans (rehaussement de l'âge destiné à lutter contre les pressions familiales en vue d'un mariage arrangé).
A l'exception des personnes handicapées ou bénéficiant de la garantie de revenu aux personnes âgées (Grapa), la personne regroupante devra disposer de l'équivalent de 120 % du revenu d'intégration sociale, soit 1184,5 euros par mois. L'exigence de revenu n'est toutefois pas maintenue pour ceux qui ne font venir que leurs enfants mineurs.
La période durant laquelle le respect des conditions peut être vérifié, et le titre de séjour, éventuellement retiré, est portée de deux à trois ans. Cependant, il est prévu que la femme (ou l'homme) qui a été victime de mauvais traitements conjugaux pourra rester sur le territoire. Toute demande de regroupement familial émanant du « regroupé » devra être introduite de l'étranger. Actuellement, une personne en situation irrégulière qui a épousé un Belge peut demander le regroupement familial au départ de la Belgique.
Il faudra apporter la preuve d'un « logement suffisant ». Cette condition existe déjà, mais elle est tellement impraticable que l'administration communale se contente d'un enregistrement formel du bail. Pour introduire une demande de regroupement familial en tant que « regroupant », une présence légale sur le territoire d'au moins douze mois devra être prouvée.
Source: www.levif.rnews.be



SM LE ROI INAUGURE LE PONT HASSAN II ET LES DEUX LIGNES DU TRAMWAY RABATSALE, REALISES POUR UN INVESTISSEMENT GLOBAL DE 4,7MMDH

Rabat - SM le Roi Mohammed VI, a procédé mercredi à l'inauguration du pont hassan II et des deux lignes du Tramway Rabat-Salé, réalisés pour un investissement global de 4,7 milliards de dirhams (MMDh).

- Les retombées du tramway estimées à 4.000 emplois lors des travaux et à 1.000 emplois en phase d'exploitation.
Ces deux infrastructures de mobilité, considérées comme des réalisations prioritaires dans le cadre du projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg, sont destinées à fluidifier le franchissement au-dessus du fleuve et à rapprocher davantage les deux villes jumelles par la mise en place d'un mode de transport écologique, confortable et régulier. Le nouveau pont Hassan II, d'un coût global de 1,2 milliard de dirhams, permettra de restituer la navigabilité du fleuve grâce à son tirant d'air de 10 mètres et sa hauteur de 12,8 mètres.
Cet ouvrage, dont l'intégralité des composants ont été construits sur site, a été réalisé principalement par des entreprises marocaines, avec l'aide de bureaux d'études et de laboratoires de contrôle sur place. Il s'agit d'un ouvrage d'art d'une longueur de 1.215 mètres et d'une largeur de 46 mètres. Ce dernier est composé de trois ouvrages comprenant deux voies piétonnes, la plateforme du tramway, trois voies pour la circulation automobile dans chaque sens et des voies pour les deux roues. Le projet du pont Hassan II a nécessité la réalisation préalable de 700 pieux larges de 1,2 m de diamètre, soit 40.000 m3 de béton de fondation totalisant 20 km de fondations profondes.
Le pont a requis en outre la mobilisation de 20.000 m3 de béton blanc de structure et 400 tonnes de précontrainte. Environ 700 ouvriers en moyenne y ont travaillé sans relâche (1.000 en période de pointe). Réalisé pour un investissement total de 3,5 MMDH, le tramway Rabat-Salé est une oeuvre historique qui marque un saut qualitatif dans le domaine des transports collectifs urbains. Les retombées socio-économiques de ce projet sont estimées à 4.000 emplois directs et indirects durant la phase des travaux et à 1.000 emplois en phase d'exploitation. Le réseau actuel est composé de deux lignes, totalisant 19,5 km et 31 stations. Il dessert les principaux pôles émetteurs et attracteurs d'activité dans l'agglomération (quartier universitaire, hôpitaux, administrations, centre des deux villes, principales gares routières et ferroviaires).
Le parc de matériel roulant du tramway, conçu en conformité avec les standards internationaux, est composé de 44 rames de 32 mètres, de type Citadis, dernier produit du fournisseur Alstom. Les rames sont climatisées et à plancher bas intégral pour faciliter l'accès des personnes à mobilité réduite. A cette occasion, le directeur général de l'agence pour l'Aménagement de la vallée du Bouregreg, M. Lamghari Essakel, a présenté au Souverain le bilan de l'activité de l'agence au titre de la période 2006-2011 et un ouvrage sur la campagne de lancement du tramway Rabat-Salé.
Portant sur une zone globale de 6.000 hectares, l'aménagement de la Vallée du Bouregreg vise à réhabiliter et à promouvoir les deux rives du fleuve Bouregreg pour offrir un lieu de vie agréable aux habitants de Rabat et Salé. Ce projet structurant repose sur la création de nouveaux espaces urbanistiques en harmonie avec l'histoire et l'environnement du site, la construction d'ouvrages de transport public, ainsi que la mise en place de divers aménagements hydrauliques et portuaires. La Vallée du Bouregreg ne sera plus à terme un simple lieu de transit, mais une cité à part entière.
Source : www.map.ma



EGYPTE: DIX- SEPT PYRAMIDES DECOUVERTES GRACE A UN SATELLITE

Le Pr Sarah Parcak, archéologue, a découvert 17 pyramides, des milliers de tombes et des maisons enfouies dans le nord-est de l'Egypte.

Un trésor archéologique de quelques 17 pyramides, de milliers de tombes et de maisons anciennes a été découvert en Egypte par l'archéologue américaine Sarah Parcak grâce l'usage révolutionnaire d'images d'un satellite de la Nasa.
Des excavations ont déjà confirmé la présence de plusieurs de ces vestiges, dont deux pyramides, selon ces travaux dévoilés mercredi par la chaîne britannique BBC, qui a financé les fouilles.
"Je ne pouvais pas croire que nous avions pu ainsi découvrir autant de sites dans toute l'Egypte", déclare le Pr Parcak de l'Université d'Alabama à Birmingham, pionnier de l'archéologie dite de l'espace, une discipline émergente, sur un blog de l'université.

Repousser les limites de l'archéologie

Cette archéologue et son équipe ont fait des fouilles sur ces sites pour déterminer comment des images satellites peuvent être utilisées en archéologie.
Pendant plus d'un an, Sarah Parcak a utilisé des images d'un satellite de la Nasa orbitant à 700 km d'altitude, prenant une multitude de clichés haute-définition et à infrarouge de la nécropole de Saqqarah et Tanis, un important site archéologique dans le nord-est de l'Egypte.
La puissance de ces caméras permet de distinguer des objets de moins d'un mètre de diamètre sur le sol.
L'imagerie infrarouge fait la distinction entre les différents matériaux enterrés, ce qui permet de repérer les structures se trouvant sous la surface, comme d'anciennes maisons en briques d'argile, un matériau d'un plus grande densité que le sol environnant. Les infrarouges produisent ainsi des images faisant ressortir la forme des habitations, des tombeaux et des temples.
"Ceci nous montre combien nous avons sous-estimé à la fois la taille et l'étendue des vestiges des sociétés humaines du passé", souligne Sarah Parcak dans une interview à la BBC. Cette nouvelle technologie repousse les limites de l'archéologie traditionnelle.
L'outil satellitaire "nous donne une perspective bien plus étendue sur les sites archéologiques", explique le Pr Parcak. "Indiana Jones est de la vieille école, nous sommes passés à autre chose, désolée Harrison Ford", a ironisé Sarah Parcak.
Si les autorités égyptiennes n'étaient au début pas convaincues par ces recherches, le résultat des premières excavations à Tanis ne leur ont laissé aucun doute.



UNE AIDE DE 20 MILLIARDS A L'EGYPTE ET LA TUNISIE

Les membres du G8 réunis à Deauville ont annoncé vendredi 27/05/2011 une aide de 20 milliards de dollars pour soutenir la transition démocratique en Egypte et en Tunisie. Une manne qui provient des différentes banques mondiales de développement. La seconde journée est consacrée aux questions africaines.
Dans leur déclaration finale adoptée vendredi matin, les membres du G8 s'engagent également à "mobiliser une aide bilatérale substantielle" pour renforcer cette aide à l'Egypte et à la Tunisie. Le document ne fournit pas le détail de ces aides.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 doivent dans la journée retrouver les Premiers ministres de Tunisie et d'Egypte, ainsi que des représentants de la Ligue arabe, des Nations unies, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, pour une session de travail consacrée au "printemps arabe".
Plus largement, les chefs d'Etat et de gouvernement ont "renouvelé leur engagement à soutenir les réformes démocratiques à travers le monde et à répondre aux aspirations pour la liberté et l'emploi, en particulier des femmes et de la jeunesse". "La démocratie demeure le meilleur chemin vers la paix, la stabilité, la prospérité, une croissance partagée et le développement", affirment-ils.



LE SAMU SOCIAL DE BRUXELLES EN MISSION A CASABLANCA

Monsieur Yvan MAYEUR, Président du CPAS de Bruxelles et Président du Samu social de Bruxelles, a été reçu avec son équipe bruxelloise par Madame La Ministre de tutelle Madame SKALLI dans le cadre d’un projet d’échange de stagiaires et de bonnes pratiques entre les deux pays. Cette mission s’est déroulée du 6 au 10 mai 2011. Arrivés à Al Jadida, Mr Yvan Mayeur et son équipe rencontrent le Gouverneur Mr Mouâd El Jamai qui leur fera une présentation de leur stratégie de développement de la Ville. Le jour suivant, deux délégués du Gouverneur : Mr Oucham Bouchaïb (chef du pôle Social de la Province d’Al Jadida) et Mr Driss Khali (Délégué de l’Entraide Nationale) guideront Mr Mayeur et son équipe dans une visite de l’a Ville d’Azemmour. Un projet d’économie sociale sera présenté : la réaffectation d’une ancienne école en un centre de production et de vente d’artisanat local. Ce projet comprend un volet consacré à la réinsertion de jeunes par la formation (poterie et broderie). Le lundi 9 mai, l’équipe belge est invitée par le Dr Wafa Wahous pour une présentation des activités, du centre d’hébergement (32 places) et des plans stratégiques du Samu social de Casablanca. Dans la salle polyvalente du Samu social, l’équipe est accueillie par des mères célibataires et des enfants abandonnés. Le dispositif d’urgence sociale de Casablanca cible ces deux types de public, qui sont considérés comme les plus fragiles.
Durant la seconde partie de l’après-midi, la visite continue sur 2 projets partenaires du Samu social de Casablanca : L’INSAF et BAYTI L'INSAF (Institution Nationale de Solidarité Avec les Femmes en détresse) est une organisation qui soutient et favorise l'insertion des mères célibataires qui vivent la grande exclusion au Maroc. L'INSAF propose également des programmes d'hébergement d'urgence et de formation. Ils commencent par une réunion de présentation de leurs activités en compagnie de la directrice, Houda El Bourahi. L'INSAF tente de protéger toutes ses femmes en leur offrant un accompagnement en appartement supervisé ainsi qu'une défense juridique. L'institution dispose de 22 places pour les accueillir. Au-delà de ses missions de base, l'INSAF se bat vigoureusement afin de faire évoluer le statut de la femme au Maroc. La délégation du Samu Social bruxelloise visite également la crèche de l'INSAF. Ce sont les anciennes bénéficiaires qui s'occupent des enfants pendant que les mères célibataires travaillent. L'objectif est de tout faire pour que ces femmes n'abandonnent pas leurs enfants. BAYTI, quant à lui, est un programme qui aide les enfants des rues en leur proposant un hébergement et un suivi. Le centre prend en charge 59 enfants et ce 24h sur 24. Un accueil de jour est prévu pour les autres. Lors du séjour des enfants, les travailleurs sociaux vont tenter de les aider à renouer contact avec leur famille.
En soirée, les équipes sont invitées à participer à une maraude du Samu social de Casablanca. Ils font alors un tour des squats de la ville dans lesquels vivent les enfants des rues. La maraude propose du thé et des sandwichs mais aussi des soins médicaux et des prestations sociales.
En fin de matinée du 10 mai, les équipes passeront voir le "Ryad al amal" qui est l’équivalent marocain des « Restos du Coeur ». 120 personnes peuvent y obtenir un repas de midi gratuit chaque jour.
La mission s’achèvera par une rencontre avec Mme Skalli, la Ministre marocaine du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité mais également la Présidente du Samu social de Casablanca. Le Professeur Louardi, Président du Comité Exécutif du Samu social et d'autres membres de ce Comité et du Cabinet de la Ministre. La Ministre expose l'implantation de 16 projets "Samu social" dans chacune des préfectures du pays. La réalisation de ce programme très ambitieux est prévue d'ici fin 2012. Mr Yvan Mayeur et son équipe en profitent pour évoquer les partenariats possibles entre les Samu sociaux de Casablanca et de Bruxelles. C'est ainsi qu’il a été décidé ensemble d'organiser des stages d'échanges entre travailleurs de chaque projet et des échanges de bonnes pratiques.
Source : www.yvanmayeur.be
Jamal GARANDO