Article publié le 2014-03-11 par Daouda Emile Ouedraogo Editorial
Promouvoir des filières porteuses [10-11/2013]
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L’agriculture constitue le fer de lance du développement africain. Au fil des ans, de nombreuses filières se sont développées grâce à la mise en œuvre de politiques de développement de l’agriculture. Sur le continent africain, l’agriculture est un vaste volet regroupant plusieurs compartiments d’expression où l’on retrouve en pôle position la transformation agroalimentaire, les productions végétales, l’élevage, la pêche et l’exploitation forestière. La mise en commun de ces éléments permet de développer des filières et des bénéfices pour les différentes couches de la société. Supprimez l’agriculture de l’Afrique et tout s’écroule ! Autant il est avéré que le développement est un tout, autant l’agriculture est la clé de voute du développement du continent africain. La source des filières porteuses tire sa sève nourricière de cette agriculture qui vit et dynamise le quotidien des africains. Que ce soit les cultures de rente, les céréales, les tubercules, l’oléagineux, de nombreuses filières occupent une place importante dans le commerce international et sur le marché mondial. L’objectif ultime de ces filières est de procurer et de favoriser la sécurité alimentaire. Le coton, le cacao, la canne à sucre, la mangue, le café, l’arachide, pour ne citer que ces filières sont autant de ressources qui permettront de créer une croissance économique en faveur des exploitants. L’Afrique a besoin de développer ces filières agricoles qui, par leur rentabilité, créeront des richesses pour les générations présentes et futures. Les filières agricoles africaines sont porteuses d’espoir parce qu’elles sont sujettes à évolution. De plus, avec des milliers d’hectares de superficies cultivables et irrigables, les terres africaines sont disponibles pour la création et la croissance des richesses agricoles.

L’avenir de l’agriculture mondiale, la promotion de filières porteuses de substances permettant de créer une économie agricole dynamique se trouvent en terre africaine. La preuve est en la disponibilité des terres arables du Nord au Sud, d’Est en Ouest du berceau de l’humanité.

Que l’Afrique mette à présent le cap sur la formation des producteurs et la création de semences améliorées adaptées aux conditions climatiques du continent. Aujourd’hui, le savoir doit être au cœur de la recherche agricole. Il faut sortir du tâtonnement pour donner aux filières agricoles toute la place qu’elles doivent occuper dans la marche de l’économie mondiale en général et africaine en particulier. Et la connaissance conduira vers cet objectif. Serge Uzzan disait qu’«après l’agriculture, l’industrie et le service, l’humanité est définitivement rentrée dans l’ère du savoir. Ce sont ceux qui savent qui feront la différence.» Partant de cet apostolat, les producteurs africains doivent mettre au cœur de leurs préoccupations quotidiennes la formation. A cet effet, il sied de joindre des formations pratiques à celles théoriques en vue de créer une synergie d’actions qui permettrait la communion des meilleures pratiques en matière de création de nouvelles filières agricoles. Que les fleurs d’Éthiopie puissent profiter aux familles de Mogadiscio, le coton burkinabé habiller le jeune tunisien et, le café ivoirien donner du tonus au jeune sud-africain. La communion dans le partage des expériences, des besoins, peut créer une dynamique commerciale qui tire l’Afrique vers le haut. L’Afrique a besoin de filières qui participent à nourrir ses filles et ses fils. Elle a besoin de filières qui créent des richesses. «Rien n’est meilleur que l’agriculture, rien n’est plus beau, rien n’est plus digne d’un homme libre. Elle suffit amplement aux besoins de notre vie», disait Damaze Potvin.

Plus que jamais l’Afrique est un créneau porteur et générateur de revenus. La libéralisation économique a beaucoup contribué et favorisé le développement des filières agricoles sur le continent. Le défi consiste à mettre en pratique les meilleures techniques en vue de faire des rendements optimaux à l’hectare.